Galerie du Haut Pavé : Exposition de de Rendez-vous en Rendez-vous
Galerie du Haut Pavé, 3 quai Montebello, 75005 Paris
Du 15 sept. 2026 au 26 sept. 2026
Entrée gratuite
Vogel APACHETA :
« Ce qui se dilue, se dissout, chez Vogel Apacheta, c’est la forme. On devine ses sources picturales dans la végétation et les paysages de son pays natal ou d’ailleurs. Elles resurgissent sous forme de fragments qui auraient été déstructurés, déconstruits, par un dispositif semblable à celui d’un kaléidoscope, avec des effets de réflexions en miroir, des lignes de clivages, des pliages, des fausses symétries, des collages et des superpositions… Nous sommes ici dans un espace de pleine liberté, dans lequel la question de la figuration ou de la non-figuration ne se pose pas. Les peintures qui en résultent entrent ainsi en résonance avec un autre propos de Malraux qui écrivait : « Le conflit entre figuratifs et non-figuratifs n’a d’importance que par son enjeu, qui fut la liberté du peintre (Pollock commence à Olympia…), fût-elle la liberté de trouver de nouvelles figurations. On ne l’abandonnera pas de sitôt. »
Extrait du texte de Louis Doucet, critique d’art, 2024
Jonathan BABLON :
L’évolution du vivant et des sociétés sont des domaines que Jonathan Bablon explore lors de son parcours à l’École des Beaux-Arts de Tours qu’il achève en 2012. Depuis, il poursuit une pratique au travers des médiums du dessin, de la sculpture et de l’installation. En 2013 suite à une résidence à Kona en Inde, une première approche des matériaux naturels l’emmène vers une réflexion écologique qu’il est amené à mettre en place avec plus d’attention lors d’une résidence à Mode d’Emplois en 2014. Après plusieurs expositions dans des centres d’art en France, il poursuit ses recherches artistiques en résidence (2022 à l’Usine Utopik, 2023 à la With Artist Foundation en Corée du Sud).
Les lectures théoriques concernant les relations de la culture humaine à la nature ont alimentées la pratique artistique de l’artiste afin de chercher, par le domaine des arts visuels, une manière de répondre à l’actualité contemporaine et environnementale.
Aline DECROUEZ :
Bâtie selon une démarche progressive et expérimentale, sa pratique porte essentiellement sur des questions liées à la couleur, sur l'interaction couleur-espace, chaque mise en espace me permettant de jouer sur différents points de vue selon de nouveaux dispositifs chromatiques et formels.
Qu’ils soient assemblés pour former des peintures volumétriques ou agencés séparément dans l’espace pour faire surface, les monochromes qu'elle réalise visent à interroger les formes de relation que l’homme entretient avec son environnement, mettant en abyme la perception. Le regardeur se trouve face et dans l’expressivité de la couleur. La perception devient expérience. Le regardeur est amené à agir, à se déplacer, pour qu’un point de vue apparaisse : une perspective d’ensemble se met alors en place, un "paysage"… Le monochrome suscite une nécessité de fragmentation et une forme d’organisation. Un imaginaire s’opère là où les tensions se constituent. Ces tensions qui maintiennent une forme d’équilibre - tension interne et mise en tension des différents monochromes - forment un ensemble. La peinture comme écoute du visible.
Rémy DUBIBE :
Remy Dubibé est un nomade par son éducation, né dans les émirats en bordure du désert, grandi en Indonésie au bord de l’eau et de la jungle.
Tous les souvenirs de cette enfance exotique se retrouvent au cœur de ses travaux : accumulations de petites formes moulées par grappes, suspensions ou filets tendus, dont la blancheur et la finesse obsessionnelle est cependant trompeuse, en ce qu’elle recèle une âpreté primitive, une propension au chaos. Capsules, coques, nénuphars ou pliages d’origami, formes lisses, édulcorées, piquantes ou elliptiques qui, telles des fantômes ou des résidus flottants d’un monde en décomposition, retrouveraient par le grouillement, la concrétion, la prolifération ou la fragmentation, une «sauvagerie subtile » …
Marie Aimée FATTOUCHE
En conjuguant l’infini à l’infinitif, Marie Aimée Fattouche invite à une déambulation intime au coeur de ce travail de recherche mécanique qu’elle a initié voilà bientôt deux ans.
Dans cet espace sanctuarisé délibérément inspiré des salles hypostyles de l’Egypte de ses origines, ces étranges colonnes et architectures qui s’élèvent ou gisent à terre, quand elles ne sont pas tronquées et menacées de ruine, semblent témoigner d’une mystérieuse transcendance. Toutes obéissent au même principe, érigé en système : deux pièces d’argile, une clé et un double loquet, chacune façonnée à la main, qui s’emboîtent mécaniquement, tissant au gré de leur assemblage un maillage aussi solide que doué de souplesse, mais jamais à l’abri du risque. Dans cette dualité paradoxale qu’éprouve intimement l’artiste, dans la répétition infinie du geste qui assemble, dans le vertige du vide autour duquel l’oeuvre s’organise et puise sa cohérence, réside l’essence même de l’entreprise de création. Un pari, une promesse, une prière.
Pascale Richard
Sarah KRESPIN
Sarah Krespin, d
Informations pratiques
- Horaires
- Du mardi 15 septembre 2026 au samedi 26 septembre 2026 : mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 14h30 à 18h30
- Public
- Public enfants, jeunes et adultes.
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Autour de cette sortie
À moins de 15 minutes à pied, pour compléter la soirée.
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