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Simone Fattal. Des villes au fond d’un lac

Musée d'Art Moderne de Paris, 11, avenue du Président Wilson, 75016 Paris

Du 18 sept. 2026 au 24 janv. 2027

17.00 €

Informations pratiques

Horaires
Du vendredi 18 septembre 2026 au dimanche 24 janvier 2027 : jeudi de 10h00 à 21h30 mardi, mercredi, vendredi, samedi, dimanche de 10h00 à 18h00
Tarifs
De 0 à 17 euros.
Public
Tout public.

Rassemblant une centaine d’œuvres, l’exposition retrace plus de cinquante ans de son parcours artistique, des premières peintures de paysage aux céramiques et collages. Organisé selon une succession d’ensembles et hors de toute chronologie, le parcours de l'exposition invite les visiteurs à explorer les lignes de force d'une œuvre aux aspects divers et en constant renouvellement.

Passionnée de littérature et d’archéologie, Simone Fattal a d’abord mené des études de philosophie à l’École des Lettres de Beyrouth, puis à La Sorbonne, complétant sa formation par des cours à l’École du Louvre.

À la fin des années 1960, c'est à Beyrouth qu’elle s’initie à la peinture en peignant inlassablement des arbres, le front de mer et les montagnes, repoussant les limites de la figuration. En 1972, elle rencontre Etel Adnan (1925-2021), poétesse et peintre libanaise, avec qui elle partage près de cinquante ans de vie et de complicité. En 1980, contrainte de quitter le Liban en raison de la guerre civile, Simone Fattal s’installe en Californie, à Sausalito au Nord de la baie de San Francisco. Elle abandonne alors temporairement la peinture pour se consacrer pleinement à la fondation des éditions The Post-Apollo Press (1982-2017), dont le nom s’inspire du programme spatial Apollo dans lequel elle perçoit l'amorce d'une nouvelle ère dans l'histoire de l'humanité.

À partir de 1988, elle s’engage dans une pratique de la céramique après avoir suivi les cours du College of Marin et du San Francisco Art Institute. De l’argile émergent des figures archaïques aux lignes anthropomorphes ou animales qui puisent leur inspiration dans les épopées mythologiques du bassin méditerranéen, principalement de la Mésopotamie ou de la Grèce antique, de l’Épopée de Gilgamesh à l’Iliade et l’Odyssée.

Les années 2010 marquent la fin de la parenthèse éditoriale de The Post-Apollo Press et le retour définitif à Paris. En marge de la sculpture et de la production de collages aux récits intimes et collectifs, la peinture de paysage réapparaît. Exécutées à traits vifs, des aquarelles colorées et des encres noires aux motifs végétaux traduisent sa vision d’une nature animée d’une force vitale sans limites.

Cette première exposition dans un musée parisien rend hommage à une artiste majeure internationalement reconnue mais restée peu montrée en France.

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